GASTON KABORE : « Celui qui transmet est celui qui apprend le plus »

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L’édition 2018 de Ouaga film Lab se tient du 20 au 29 septembre. Une occasion pour les acteurs, réalisateurs, producteurs et amoureux du cinéma de se sont retrouver ce mercredi 26 septembre 2018 au ciné Burkina de Ouagadougou. Le but de cette rencontre était de prendre part à un partage d’expérience avec le réalisateur Gaston Kaboré.

Modéré par Giona. Nazzaro, programmateur au festival de Venise (Italie) / vision du réel (Suisse), ce retour sur ses expérience a permis à Gaston Kaboré de faire un saut dans le temps avec plein d’humour et d’anecdotes. En effet, Le réalisateur est revenu sur son parcourt en tant que réalisateur et également formateur avec l’Institut Imagine créée en 2003.

A propos de la formation, ce passionné de cinéma, n’a aucun regret d’avoir arrêté la réalisation pendant près de 21 ans pour se consacrer à la nouvelle génération. Pour lui «Plus on partage plus on s’enrichit».

Ensuite, prenant la casquette du réalisateur il soutient : «Il faut être humble quand on fait un film car il appartient à ceux qui le regarde et ils en font ce qu’ils veulent ». C’est un des conseils que l’on peut retenir du réalisateur de BUUD YAAM. En effet, pour lui, le public est très important car il donne de l’énergie et permet au film d’exister. De plus, pour lui le scenario, bien qu’il soit un outil sur lequel toute l’équipe doit se baser au préalable, rien n’empêche que l’on y apporte certaines modifications lors du tournage. C’est ainsi qu’il a soutenu que : « L’improvisation ne peut naître que s’il y a eu une grande préparation auparavant ».

Tout au long des échanges, trois extraits de trois œuvres du réalisateur ont été projetés. Il s’agit de ‘‘2000 Générations d’africains’’ (2009 en collaboration avec la république algérienne démocratique populaire), ‘‘Wend Kuuni’’ (1982) et ‘‘Buud Yam’’ (1996). Dans ces extraits, le réalisateur est, sans cesse, en quête d’identité. Aussi a-t-il souligné : « Le film est une exploration de soi, on ne peut pas tricher avec un film, car un film que vous faites dit ce que vous êtes. »

A la suite de cela, une série de questions a été posée à Gaston Kaboré sur son parcours en tant que réalisateur. Concernant sa longue pause dans la réalisation, malgré des projets de films, le cinéaste tient à prendre son temps avant de retourner derrière la caméra. Ne dit-on pas que prudence est mère de sûreté ?

« Il faut être humble déterminé et avoir un niveau d’auto critique élevé ». C’est sur ce conseil a l’endroit de la nouvelle génération que le réalisateur a mis fin à cet échange, malheureusement écourté suite à l’annonce du décès du réalisateur burkinabè MISSA HEBIE.

Nonobstant cela, les participants sont ressortis enrichis. En témoignent les propos de l’actrice et réalisatrice Maïmouna N’Diaye et du réalisateur et producteur Pazouknam Jean- Baptiste Ouédraogo. Pour eux, il est important de suivre ces conseils et de s’inspirer de ses expériences pour l’avenir.

Anaïs KERE 

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