ANGELE DIABANG: UNE ASCENSION FULGURANTE DANS LE 7ÈME ART

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Exerçant dans le monde cinématographique depuis une quinzaine d’année, Angèle DIABANG souhaite mettre en avant les regards africains sur les réalités du continent. Montrer l’Afrique sous son meilleur jour tout en oubliant pas ses défauts. Elle est invitée cette année à Ouagadougou en tant que mentor et formatrice du Ouaga Producer Lab qui se tient en marge de la 2e édition de Ouaga Film Lab du 11 au 23 septembre 2017.
Née à Dakar, Angèle DIABANG est une réalisatrice, scénariste et productrice de cinéma de nationalité sénégalaise. Après des études de droit, la jeune femme se lance très vite dans le monde cinématographique. Elle intègre donc le média centre de Dakar, l’école française la Fondation Européenne des Métiers de l’Image et du Son (FEMIS), la Filmakadémie en Allemagne et le programme Eurodoc.
Professionnelle de la production, Angèle DIABANG est réalisatrice par passion et monteuse à ses heures perdues. Exerçant d’abord en tant que monteuse, Angèle DIABANG se lance dans la réalisation en 2005 avec son premier film, Mon beau sourire traitant du Tatouage de la gencive, coutume très répandue au Sénégal, qui décroche le Prix Graine de doc au Festival doc-en-courts de Lyon et la mention spéciale du jury au Festival des cinémas d’Afrique d’Apt en 2006. C’est aussi en 2006 qu’elle créée la société de production KARONINKA qui a produit à nos jours une douzaine de films. Le cinéma étant pour elle un outil d’éducation et de rêve, elle réalise 5 autres films dont Sénégalaise et Islam et Congo, un médecin pour sauver les femmes en 2014, qui aborde les mutilations génitales féminines et le viol des femmes congolaises. La même année, elles et élue présidente du conseil d’administration de la société de gestion collective des droits d’auteurs et des droits voisins du Sénégal.
Même si on la qualifie très souvent de féministe à cause de ses films qui traitent pour la plupart de la femme, la jeune productrice s’en défend et affirme ne pas choisir ses sujets par militantisme, mais plutôt par une attirance artistique qu’elle partage avec les cinéphiles. Prompt à parler de son métier, Angèle reste pourtant très réservée sur sa vie privée. Pour elle,
« il faut protéger sa vie privée, sa famille. Si on ne protège pas sa vie privée on se retrouve avec des blessures parce que chacun pense avoir le droit de juger notre style de vie, chacun pense pouvoir donner son avis sur notre vie familiale ».

Exerçant son métier avec la rigueur d’un gendarme et avec l’ardeur d’une ménagère comme l’ont été ses géniteurs, Angèle DIABANG utilise le cinéma pour un tant soit peu « déconnecter les populations des dures réalités du quotidien, et leur mettre les étoile dans les yeux ».

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