Bureau exécutif de l'ASCRIB
Bureau exécutif de l'ASCRIB

Créée en 2004, l’association des Critiques du Cinéma du Burkina (ASCRIC-B) s’est fixée pour mission d’aider le public à mieux comprendre les films burkinabè et africains. Pour y arriver, elle mène annuellement de multiples activités allant dans le sens de l’atteinte des objectifs de l’association. Le vendredi 24 juin 2022, nous avons rencontré le président de l’ASCRIC-B Abraham Bayili pour en savoir sur la vie de l’association.

« La critique du cinéma ce n’est pas dire seulement si  un film est bon ou ne l’est pas. C’est une science. Et cette science a des clés », tranche d’emblée le président de l’ASCRIC-B, Abraham Bayili. S’inscrivant dans cette  conviction, l’ASCRIC-B  s’est donnée pour mission principale de travailler à instaurer une  culture de la critique au sein des cinéphiles. Outre cela, elle  aide le public à mieux comprendre l’œuvre cinématographique, prodigue des conseils  à des réalisateurs  et joue le rôle d’intermédiaire entre le public et le cinéaste.

 L’association à ce jour compte des dizaines de membres  de différents profils dont  des professionnels du cinéma, des universitaires, des enseignants, des étudiants  et bien d’autres personnes. Mais le dénominateur  commun  de toutes ces personnes  selon le président de l’ASCRIC-B, Abraham Bayili est que ce sont des personnes  qui aiment le cinéma  parce qu’il faut  aimer les films et aller en salle pour pouvoir critiquer un film. Il se dit  satisfait des activités menées par l’ASCRIC-B depuis son arrivée en 2020 à la présidence. « Pour l’instant nous sommes sur la bonne dynamique bien que nous n’ayons pas  réalisés toutes nos activités inscrites  au programme », confie –t-il.

Au titre des activités menées, on peut retenir  la tenue  de  la 4e et de la 5e édition de  la semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO) en 2020 et en 2021.   Des  ateliers de formation et de production et des projections suivies de débats.  Pour la 5e édition qui s’est  tenue à la même période  que la 27e édition du FESPACO, l’ASCRIC-B a   réussi à faire paraitre un bulletin  d’information  de 16 pages sur les films du FESPACO en collaboration avec la fédération africaine  de la critique cinématographique.

 L’association a également participé au prix de la critique cinématographique africaine. Dans le cadre du FESPACO, elle a  encore organisé les débats forums ainsi que les présentations de séances dans les salles de cinéma. Pour ce qui est des activités de routine qui sont les projections de films suivies de débats, elles ont toujours eues lieu. Elles se tiennent   chaque premier jeudi du mois à l’institut Goethe.  Chaque projection est couronnée par un article.  

                     « La parution du bulletin du cinéma burkinabé reste le plus grand défi »

En perspective  l’ASCRIC-B fait son cheval de bataille la parution semestrielle du  bulletin d’information  du  cinéma burkinabé. Malheureusement les moyens pour faire paraitre  le journal ne sont pas réunis. En attendant  de réunir les moyens, l’ACRIC-B annonce comme alternative   la parution d’un bulletin électronique qui va prendre en compte toutes les  productions cinématographiques de l’année 2021 et 2022 d’ici à la fin du mois de septembre.   Toujours au titre  des activités à mener, l’ASCRIC-B  est actuellement en plein  préparation de la 6e édition du SECRICO prévue  du 6  au 12 septembre 2022. L’association prévoit également octroyer  le prix de la critique du cinéma  le 12 septembre. Les préparatifs sont également avancés à ce niveau à en croire Abraham Bayili qui affirme   qu’un jury a été déjà mis en place pour cela. L’ouverture est prévue demain 6 septembre à 14h à l’ISIS/SE.

En 18 ans d’existence, l’ASCRIC-B  a connu trois changements de son organe dirigeant. Son premier  président fut  le journaliste, feu Clément Tapsoba. Le deuxième bureau a été dirigé par l’universitaire Justin Ouoro. L’actuel bureau élu en 2020 pour un mandat de 5 ans  compte 9 membres et est dirigé par Abraham Bayili.

                                                                                                      Par Idrissa KOUMBEM